j’« esquisse » d’abord dans ma tête les personnages de mon histoire, et je note tous les détails qui me parlent… C’est le plus important pour moi, le « moteur » de mon écriture. Il faut vraiment que je puisse me représenter tous les personnages avec précision, à tous les niveaux : caractéristiques physiques, personnalité, psychologie, hobbys, passions, désirs, motivations conscientes ou inconscientes…

Car si j’arrive à entrer « dans la peau » de mes personnages, qu’il s’agisse des héros et héroïnes, mais aussi des rôles secondaires, et des « méchants », l’intrigue se construit presque d’elle-même ! Je peux alors facilement imaginer ce qu’ils vont vivre, quelles seront leurs réactions aux événements, aux rencontres qu’ils vont faire, aux lieux dans lesquels je les situe…
J’aime avant tout les relations humaines, et comme je suis très « fleur bleue », sentimentale, et tout, et tout…, je m’arrange toujours qu’il y ait au moins un garçon et une fille dans l’histoire (ou plus…), et que «quelque chose» puisse s’ébaucher entre eux…

 

 
 
Olivia
L’héroïne.13 ans. Fille unique. Unique, parce qu’elle n’a pas de frère et de sœur. Mais aussi parce qu’elle est UNIQUE, parce qu’elle sort de l’ordinaire. Pour toutes sortes de raisons. Des plus banales (parce qu’elle est très grande ou parce qu’elle est introvertie…) aux plus extrêmes…Parce qu’elle n’a pas de maman. Parce que son père est égyptologue et qu’elle peut en remontrer à n’importe qui par son savoir sur l’Égypte et sur les civilisations anciennes. Parce que sa maison, c’est un musée. Parce que ses meilleures amies sont une chatte et une momie. Et surtout, parce qu’elle est une « élue d’Isis » (la preuve, une tache de naissance sur la main gauche, signe distinctif des élues d’Isis). En tant qu’élue d’Isis, elle possède (peut-être) du pouvoir…Elle ne se sépare jamais du bijou porte-bonheur que son père lui a offert, un petit scarabée en faïence bleue, symbole de vie et de renaissance. Ce pendentif magique, que seules ont le droit de porter les élues d’Isis, a la particularité de devenir brûlant quand un danger la menace.

Contexte familial et environnement :
Sa mère est morte quand elle était toute petite. Son père est le descendant d'une grande famille de voyageurs, et le conservateur d'un musée de province, avec une section égyptologique bien fournie. Son père a un peu de mal à se situer vis-à-vis d’elle. La plupart du temps, il lui laisse trop de liberté, mais il peut se révéler très « papa poule » par moments, ce qui agace beaucoup Olivia.
L’appartement dans lequel Olivia vit avec son père et sa chatte est contigu au musée, et au musée, elle est comme chez elle. Elle connaît par cœur tous les objets exposés, parce que son père a passé toute son enfance à lui faire la leçon, mais elle a ses préférés : la momie, la statue du dieu des morts Anubis au regard si noir…
Caractéristiques physiques et psychologiques :
Brune, cheveux mi-longs, le teint mat, les traits fins, elle pourrait passer pour une Égyptienne de l’Antiquité. Très mince, tout en longueur (genre asperge). Solitaire. Un peu complexée (par sa différence…). Indépendante. Dynamique, entreprenante, mais loin d’être aussi sûre d’elle qu’elle peut parfois en donner l’impression (son insécurité se révèle notamment par son besoin constant de « briller » et de se mettre en avant, surtout face à son cousin). Inégale dans ses résultats au collège, bonne dans ce qui l’intéresse, médiocre pour le reste. Très imaginative, la tête dans les nuages, impulsive, passionnée et prête à faire de folies, mais cohérente dans son « délire », pas « fofolle » ni frivole.

Arthur
12 ans. Fils unique, lui aussi. Le héros. Blond, les cheveux mi-longs, avec une longue mèche qui lui tombe sur les yeux, les traits fins, plutôt mignon (dans le genre de Leonardo di Caprio adolescent…), mais de petite taille (ce qui lui fiche quelques complexes, et lui évite d’être trop imbu de lui-même ). Bricoleur, très doué en électronique, fan de jeux vidéo. Brillant au collège, grâce à ses facilités, mais un peu fainéant. Sens de l’humour, assez ironique. Caractère facile dans l’ensemble, hormis une petite tendance à râler. Raisonnable et les pieds sur terre, il se laisse cependant volontiers embarquer dans les «folies» que lui propose sa cousine Olivia, qui exerce un grand ascendant sur lui (et peut-être même un peu plus…). Fasciné par l'Égypte. Adore se faire peur, mais, en réalité, est loin d'être téméraire.

 

Bastet (surnommée Petitetête)
La chatte d'Olivia. Fourrure noire et immenses yeux jaunes, tête triangulaire, mince et haute sur pattes, l'allure d'un chat égyptien, et la dignité d’une reine, l'air très mystérieuse, mais, dans la pratique, pas toujours très fûtée (d'où son surnom), et d’ordinaire très peureuse. Elle suit sa maîtresse comme une ombre. Tout en étant une vraie chatte de compagnie, qui miaule, ronronne, griffe, et court après les mulots, elle peut, à l’occasion, « être habitée » par l’esprit de la déesse égyptienne dont elle porte le nom…

Le père François Letellier
Égyptologue, conservateur du musée familial. Il a trois passions dans la vie, sa fille, l’Égypte, et son musée. Il est tellement absorbé par son travail, qu’il en est un peu « inexistant » et souvent maladroit dans la vie quotidienne. Il est assez naïf dans ses relations avec les autres. Il se fait du souci pour le côté solitaire de sa fille, dont il admire cependant la force de caractère et l’intelligence. Il se reproche souvent de ne pas s’en occuper assez. Il est aussi très préoccupé par l’entretien de son musée, qui lui prend beaucoup de temps et d’énergie…

La momie
C'est celle, bien conservée, d'une belle jeune femme, Madja, qui vivait il y a plus de 3 000 ans. Elle était de noble naissance, et occupait une haute fonction religieuse du temps du pharaon Toutankhamon : elle était grande prêtresse d’Isis (Isis était la divinité féminine la plus puissante du panthéon égyptien. Une redoutable magicienne, qui avait tout pouvoir sur la vie et la mort. En tant qu’épouse du dieu Osiris, et que mère du dieu Horus, elle représentait la féminité, la femme et la mère par excellence).
La momie de Madja repose toujours dans le sarcophage qui était destiné à protéger son corps pour l’éternité, mais elle est maintenant exposée à la vue de tous les badauds, dans une salle du musée. Tout son corps est soigneusement enveloppé de bandelettes. Sa tête est recouverte d'un masque peint qui la représente, fardée et « bijoutée ».

Le sarcophage, d’une belle facture, en bois doré et peint, est décoré à l'extérieur de scènes montrant l'enterrement, d'yeux magiques, d'une représentation de la déesse Isis, et de hiéroglyphes précisant le nom et la fonction de la défunte.
Sa présence dans un musée géré par le père d’une « élue d’Isis » est-elle un hasard ? Olivia s’est prise d’amitié pour Madja. Elle l’aide à vivre pour l’éternité en lui rendant visite chaque jour et en prononçant à haute voix son nom. Cet afflux d’énergie, en plus de ses propres pouvoirs de magicienne, permettent-ils à Madja d’intervenir quand c’est nécessaire dans notre réalité ?…Est-elle capable de transmettre une partie de ses pouvoirs à Olivia ? Etrange complicité entre une vivante et une morte… C’est le tandem de choc Olivia-Madja !

 

 
 


Khaty

L’héroïne. 12 ans. Fille de Menna et d’Ataya.
Née à la saison de l’inondation, qui est le début de l’année pour les Égyptiens.
Son père, Menna, est un scribe de haut rang, chargé de la surveillance des travaux agricoles. Sa mère, Ataya, était une noble étrangère (une Mitannienne), la suivante d’une princesse du harem de Pharaon que son père avait rencontrée jadis à la Cour. Elle est morte en mettant au monde son deuxième enfant, un garçon, qui n’a pas survécu. Le seul héritage qu’elle ait légué à sa fille, à part son physique, c’est un collier pectoral en or orné en son centre d’une tête de lionne, que Khaty porte en permanence.

Khaty est mince, brune, avec les yeux dorés, et une tache sombre dans l’œil gauche. À cause de sa tête et de ses yeux de chat, de sa démarche féline, et de sa nature indomptable, sauvage et colérique, on la surnomme la Lionne. Comme la lionne, elle est capable à la fois des pires colères, et aussi de défendre ceux qu’elle aime avec le plus grand courage et le plus grand dévouement.

C’est une solitaire, et une orgueilleuse. Elle ne supporte pas qu’on voie sa fragilité, qu’on devine sa tristesse, et déteste qu’on la plaigne. Elle manque d’humour et d’indulgence. Elle « voit » beaucoup de choses, à commencer par les faiblesses des autres. Et un peu moins les siennes… C’est une fonceuse, une impulsive qui réagit au quart de tour, souvent sans discernement. Elle rêve beaucoup, et ses rêves lui « parlent ». Elle aime chanter, comme sa mère, et écrire des poèmes.
Son père, qui voulait un fils, et a vu son seul héritier mâle mourir à la naissance, l’a éduquée comme un garçon, lui laissant beaucoup de liberté, et lui enseignant l’écriture, le maniement de l’arc, et l’utilisation du char. Mais il se désintéresse d’elle depuis qu’elle commence à prendre des formes féminines, et surtout, depuis qu’il est tombé sous la coupe d’une jeune servante qui cherche à se faire épouser, Kia. Ce n’est sans doute pas un hasard si Khaty est née avec une tache dans l’œil gauche, car la déesse Sekhmet, représentée sous forme d’une lionne, est aussi appelée «l’œil (gauche) de Ré»…

 


Messager
: un chien sauvage, tout noir, mince, haut sur pattes, au long museau, venu du désert. Il s’attache à Khaty, qui l’a soigné et recueilli. Il ressemble de façon étonnante au dieu Anubis, le gardien des morts. Au point que parfois, Khaty doute. Est-il un simple chien ou une émanation des dieux, un «messager» de l’au-delà ? Khaty a remarqué que, quand il dort auprès d’elle, elle fait des rêves étranges, comme si les dieux lui parlaient par son entremise…

Maya : ancienne prêtresse d’Hathor (la déesse de l’amour, de la musique et de la beauté, celle qui écoute, la maîtresse des morts). C’est une vieille femme aux cheveux noirs parsemés de gris, au beau visage mais au corps tout tordu. Intimidante et bougon, au premier abord, elle a en fait un cœur d’or, et beaucoup d’humour. Peu soucieuse des apparences et des conventions, elle déteste l’hypocrisie, et a du mal à supporter les malveillances et les ragots de la Cour. C’est une femme à la fois douée d’un solide bon sens, mais ouverte à des « voies » plus surnaturelles… Elle est la veuve d’Ani, un juge (un nain !) qui fut longtemps au service de la Reine Tyi. Elle l’aimait énormément et partageait tout avec lui, y compris les enquêtes très discrètes qu’il menait pour la Grande Épouse Royale. Depuis sa mort, c’est elle qui est devenue l’ « agent secret » de Tyi, son amie de jeunesse.
Elle va souvent « parler » avec son mari dans sa tombe, et spécialement quand un problème la tourmente. C’est la grand-mère aimante du jeune Bak, l’apprenti sculpteur. Elle devient la protectrice et l’amie de Khaty.

Bak : apprenti sculpteur de 16 ans, au début du récit. Il a du « génie » dans les doigts, malgré son jeune âge. Très brun. Petit, visage carré, costaud limite dodu, obstiné, gentil, sensible, cachant sa fragilité sous un masque rigolard. Est toujours prêt à raconter et à faire des blagues. On a l’impression qu’il n’est jamais sérieux et qu’on ne peut pas lui faire confiance. Mais c’est en réalité un fin observateur des choses et des gens… Il devient l’ami de Khaty, solide, loyal et empressé… Est-il amoureux d’elle, ou de la sublime Néfertiti ? Il va petit à petit mûrir, adhérer au culte du dieu Aton, et aux grands changements que prône le nouveau régent Aménophis IV. Et devenir un maître sculpteur (celui qui fera connaître au monde le profil inoubliable de Néfertiti, conservé aujourd’hui au Musée de Berlin…)

Aménophis (IV), le futur pharaon Akhenaton : 14 ans. Pas très grand, mince, un beau visage aux yeux en amande, sérieux, intense, très attirant. Pas sportif, pas guerrier, tout entier voué à son développement intérieur, mystique, poète. Brûlé par sa passion pour son dieu. Ne voit et n’entend rien d’autre. Orgueilleux, et sans indulgence pour ceux qu’il estime inférieurs ou bassement matérialistes. Autoritaire, tout comme sa mère la Grande Épouse Royale, Tyi. Un charisme exceptionnel. Un chef-né. Un charme et une énergie prodigieuses, qui attirent à lui tous ceux qui l’approchent…Un sourire à tomber à la renverse.

Thoutmosis : le demi-frère d’Aménophis, plus âgé, le fils d’une autre Épouse royale (Giloukhepa, une mitannienne). 18 ans. Pas grand-chose dans la tête, pas méchant au départ, mais comme il a été affreusement gâté par son père et ses nourrices, assez insupportable. Il était bon guerrier, à la différence de son frère, mais souffrait de crises d’épilepsie qui risquaient de l’empêcher de devenir roi. Il avait le titre de grand prêtre de Ptah à Menphis, et de chef de tous les dieux. C’était un ardent promoteur du culte du dieu Seth, manipulé par Sourer, le grand intendant, détesté par tout le monde. Il est mort en perdant le contrôle de son char. Par accident ou non ?

Sourer : l’intendant, le porte-enseigne du roi,veut contrôler le nouveau pharaon. Adorateur de Seth, en partie par opportunisme, en partie parce qu’il veut redonner à l’Égypte le pouvoir par la force sur tout son empire. Il est en conflit avec la reine Tyi, qui n’était pas une tendre… Il sait se servir des désirs avoués ou inavouables tapis en chacun pour arriver à ses fins. Il distille partout son venin sous couvert de compréhension, et d’intérêt pour les autres. Son âme damnée, son complice dans tous ses forfaits, est le grand-prêtre Inneni.

Tyi : la reine n’est pas de sang royal. C’est une « roturière », fille de Youya et Touyou. Peut-être d’origine nubienne ?

Le pharaon Aménophis III, tout jeune a été séduit par sa beauté et sa (forte) personnalité, et a posé, en l’épousant (un vrai mariage d’amour !), son premier acte d’autorité personnelle. Très intelligente, elle s’est avérée une vraie partenaire pour le roi, y compris sur le plan politique. Elle a réussi l’exploit de rester la seule et l’unique dans le cœur de son mari, pourtant un homme à femmes, qui aime collectionner les beautés dans son harem. Elle adore son époux et ses enfants. Surtout son fils préféré, prénommé Aménophis comme le Pharaon.

Elle est prête à tout pour le protéger et lui assurer le pouvoir. Rusée et retorse à l’occasion, elle sait s’entourer de fidèles, à la loyauté éprouvée. Arrogante, dure, autoritaire, entière, elle n’a pas eu peur de se faire des ennemis à la Cour. Une sacrée personnalité. Elle aime le pouvoir pour le pouvoir, mais s’attache à remplir au mieux ses devoirs de souveraine envers son pays. Elle est sensible aux arts, et à la poésie, en particulier.

Pharaon : Aménophis III. Un petit homme (par la taille), mais un grand souverain. Son physique n’est guère impressionnant : il est un peu replet, avec des yeux en amande, un menton en galoche, un beau sourire. Fin stratège, pacifique, mais sans faiblesse, c’est un grand amateur d’art et un grand mécène, et il veut mettre sa marque architecturale sur tout le pays. Sa faiblesse : les jeune et jolies filles. Ce qui ne l’empêche pas d’aimer, et de respecter sa femme. Il se bat contre la toute-puissance du clergé d’Amon, et la corruption de certains courtisans et hauts fonctionnaires.

Néfertiti : petite, mince, agitée, ambitieuse, manipulatrice. Consciente de sa beauté et du pouvoir de sa beauté sur les autres. Amoureuse depuis toujours du jeune Aménophis, elle se verrait bien reine à ses côtés. Au début du récit, elle est assez insupportable : futile, bavarde, vaine et superficielle. Mais elle va devoir affronter des épreuves qui vont la faire mûrir et la changer profondément. Par moments, elle est très jalouse de Khaty, qui, par sa personnalité hors du commun, son franc-parler, sa liberté de comportement, son audace, a réussi à éveiller l’intérêt du futur pharaon.

Ramosé : le vizir. Fut amoureux fou de la mère de Khaty. Quand elle a choisi un autre, il l’a maudite, elle et sa descendance, et a utilisé les services d’un magicien pour lui nuire. Il croit avoir été la cause de sa mort, et porte le poids de cette culpabilité. Khaty, quand elle apprendra son histoire, le haïra, persuadée que sa mère l’a chargée de la venger…Il est par ailleurs le père de Kha, un jeune garçon de 6 ans qui devient l’ami de Khaty.

Inneni : le grand prêtre de Seth (le grand dieu rouge, frère d’Osiris et son ennemi juré, le dieu de l’orage, du désert, du vent, du désordre, de la violence…). Grand, maigre, les cheveux et les poils roussâtres, le teint pâle et les yeux tellement clairs (glaçants) qu’ils en paraissent sans couleur. C’est un prêtre lecteur, un homme qui lit dans les rêves. C’est aussi un homme d’un grand pouvoir, le chef des embaumeurs de la Cour, le Maître de la mort. Un vrai fanatique, adepte inconditionnel du dieu Seth, qui ne reculera devant aucun moyen pour arriver à ses fins : abattre le pharaon et sa descendance et redonner à son dieu la gloire d’antan. Puissant magicien (et médecin), redoutable préparateur de potions et jeteur de sorts, fin psychologue, capable de discerner tout de suite les faiblesses et les forces de gens qui l’entourent, il sait flatter et manipuler…Une seule faiblesse : son extravagante vanité, qui parfois, l’empêche de voir clair…

Kha : le fils unique du vizir Ramosé a perdu sa maman dès sa naissance. Il a 6 ans passé, l’âge qu’aurait le frère de Khaty s’il avait vécu. Il porte comme une malédiction un somptueuse chevelure d’un roux vif, qui le met à part des autres, et le complexe, car le rouge est la couleur du méchant dieu Seth. De caractère vif, il est impatient, vite énervé et prend la mouche facilement. Courageux, très intelligent et mûr pour son âge, il est enthousiaste, curieux, fouineur…Il a un besoin éperdu d’amour, et s’attache à Messager et surtout à Khaty, qu’il va aimer comme si c’était sa grande sœur. Il possède, comme Khaty, le mystérieux pouvoir de communiquer avec l’au-delà dans ses rêves, et d’agir sur la réalité à partir de ses rêves…